Oui ! Mais avec Grande Prudence et Discernement Médical
Certains propriétaires sont des adeptes du régime BARF (acronyme de biologically appropriate raw food) qui propose une ration composée d’ingrédients crus : os charnus (type cuisse de poulet) et abats, poissons, fruits et légumes mixés, produits laitiers, huiles et compléments de type algues, levures, vinaigre. L’idée étant de reproduire une alimentation proche de celle des ancêtres prédateurs sauvages du chien et du chat. Les féculents et produits transformés sont exclus.
Des microbiologistes alimentaires de l’université de Parme ont acheté en ligne 21 aliment BARF congelés « auprès de trois des vendeurs les plus populaires en Italie
Un tel régime, s’il est correctement équilibré, présente quelques avantages.
L’appétence (non systématique), l’absence d’additifs, de gluten, une meilleure satiété en conséquence d’un allongement du temps de repas, un bon développement musculaire et une bonne santé dentaire
Mais il a aussi de très nombreux inconvénients
Sanitaires : risque de contamination bactérienne (salmonelles, campylobacter) ou parasitaire des aliments crus, lésions digestives en cas d’esquilles osseuses, manque de diversification du microbiote intestinal.
Alimentaires : 60 % des rations distribuées sont déséquilibrées ! Les apports énergétiques sont souvent insuffisants et les apports en protéines et en lipides trop élevés (au moins chez le chien). Des carences ou des excès en minéraux, oligo-éléments et vitamines sont fréquents.
Elle n’est pas raisonnable chez le jeune en croissance
Les besoins spécifiques de l’animal doivent être pris en compte, par exemple les apports énergétiques d’une femelle gestante, ceux en protéines d’un animal âgé ou présentant une maladie rénale, ceux en lipides en cas d’insuffisance pancréatique, etc. Cela augmente encore la difficulté, allant jusqu’à l’impossible.

